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50 000 ingénieurs et techniciens R&D immédiatement prêts à s’investir pour assurer l’avenir des industries en France

Le gouvernement a dévoilé le 24 juin au soir les grands axes du nouveau dispositif d’activité partielle de longue durée. Le dispositif, qui vise les entreprises confrontées à une réduction d’activité durable en raison de la crise, a pour objectif d’éviter les licenciements massifs tout en préservant les compétences. Syntec Numérique et Syntec-Ingénierie s’associent pour saluer ce dispositif absolument vital.

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Elles attirent, par ailleurs, l’attention des pouvoirs publics sur un secteur particulièrement fragilisé par la crise et aux contraintes spécifiques : l’Ingénierie et Conseil en Technologies (ICT). Afin de sauvegarder les emplois des professionnels fortement qualifiés et porteurs des compétences indispensables à la matérialisation du « monde d’après », les organisations appellent les pouvoirs publics à coconstruire un dispositif complémentaire, qui soit spécifiquement dédié à l’ICT : le parcours de « Formation pour le Maintien et le Développement des Compétences d’Innovation » (FMDCI) qui constituera un véritable investissement pour l’avenir.

Les sociétés d’ICT se sont imposées depuis plus de 40 ans comme les partenaires de toutes les entreprises industrielles, grands groupes comme ETI ou PMI. Elles ont réalisé plus de 15 milliards d’euros de CA en 2019 et embauchent plus de 132 000 collaborateurs – ingénieurs et techniciens supérieurs pour plus de 90%, dont la quasi-totalité en CDI. Elles réalisent 30% des efforts de R&D des grands fabricants de produits et équipements industriels, tous secteurs confondus.

Fortement impacté par la crise, le secteur a été contraint de recourir à l’activité partielle, obligeant près de 40000 personnes à cesser leur activité faute de pouvoir continuer à travailler sur les projets de R&D de leurs clients industriels, eux-mêmes durement touchés.

Des plans massifs de soutien aux industries automobiles et aéronautiques ont été annoncés par le Gouvernement. Néanmoins, le recours à des prestations de R&D externalisée pour conduire les projets de ces filières s’annonce lointain et très parcellaire. Le chômage partiel continuera donc d’être le quotidien de milliers de salariés dans les prochains mois ; il devrait même inévitablement devenir total pour ceux exposés à des secteurs en grande difficulté et concentrés sur des bassins d’emplois très spécialisés. Pire, il est très probable que les quelque 10 000 jeunes ingénieurs (sur les 32 000 formés chaque année en France) qui devaient rejoindre le secteur en septembre ne trouvent pas d’emploi en France et viennent s’ajouter au contingent de l’élite technologique française expatriée, amputant l’économie du pays d’autant de compétences technologiques pointues, longues et coûteuses à développer.

Une solution pour maintenir et développer les compétences d’innovation

Pour éviter cette destruction de valeur intellectuelle, Syntec-Ingénierie et Syntec Numérique proposent une solution pragmatique pour sauvegarder des compétences essentielles à l’innovation industrielle et remettre la France en position de leader sur les technologies clés, indispensables pour relever les défis majeurs qui s’imposent avec force à la société : avion neutre en carbone, véhicule propre et autonome, train et navire du futur, sciences de la vie, industrie 4.0…

Fruit d’un partenariat à formaliser entre la puissance publique et les entreprises d’ICT, le parcours FMDCI – Formation pour le Maintien et le Développement des Compétences d’Innovation – proposé permettrait d’enrichir les compétences des 50 000 ingénieurs et techniciens supérieurs de la R&D externalisée, dans le cadre de périodes de formation-action dédiées à de nouveaux projets d’innovation. D’application volontaire par les entreprises bénéficiaires, le FMDCI viendrait compléter le dispositif de l’activité partielle actuellement en cours de refonte, en proposant un parcours alternatif, spécifiquement adapté aux contraintes et aux besoins des entreprises du secteur industriel.

Le FMDCI serait fortement créateur de valeur pour l’économie française : les fonds qui auraient été mobilisés pour indemniser l’inactivité serait ainsi consacrés au (re-)développement de connaissances et de compétences de professionnels indispensables à une relance effective, rapide, verte et compétitive de secteurs industriels devant se réinventer.

Les enjeux sont de taille : il s’agit d’investir dans l’avenir en sauvegardant les capacités de R&D industrielle en France et en offrant une chance aux jeunes ingénieurs et techniciens supérieurs français ; il s’agit de doter notre tissu économique d’une capacité de redéveloppement rapide et permettre à la France de rattraper certains retards dans des secteurs industriels clés.

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