Retour aux actualités

Entrepreneure du numérique : Cécile Chelim, Well-CE

Avec la ferme volonté d'apporter aux entreprises de toutes tailles et aux indépendants les services des comités d'entreprises normalement réservés aux grands groupes, Cécile Chelim a fondé Coworkgames. Découvrez son portrait!

Cecile Chelim

NDLR : Coworkgames est devenu Well-CE depuis cette interview

Femmes du Numérique : Pour commencer, quelle est votre définition du « numérique » ?

Cécile Chelim : C’est l’univers dans lequel j’ai grandi mais c’est avant tout l’outil que l’on peut tous s’approprier pour agir concrètement. On peut créer, diffuser, collaborer…

Il y a de multiples opportunités qu’on peut saisir et en profiter pour créer sa plateforme web comme nous chez Coworkgames, 100 % numérique !

Femmes du Numérique : Les femmes, une opportunité pour le numérique. Le numérique, une opportunité pour les femmes. Qu’en pensez-vous ? Pourquoi avez-vous choisi ce secteur ?

CC : Si le numérique est une passion, comme c’est le cas pour moi, c’est une réelle opportunité et si on aide à faire évoluer le numérique on devient une opportunité pour le milieu ! Je pense que j’ai choisi ce secteur parce qu’il évoluait vite… et même très vite ! Les innovations, nouveaux services et autres arrivent sur le marché à une vitesse folle, ça ma donné envie de contribuer, et lorsque j’ai appris à développer en autodidacte ça m’a donné confiance en moi pour développer ma propre solution. A mon sens, il n’y a que dans le numérique aujourd’hui où il est aussi facile de créer et concrétiser son idée.

Femmes du Numérique : Etre une femme entrepreneure, est-ce un plus ?

CC : Je ne sais pas trop, mais quand je vois les nombreux succès de femmes dans le numérique je me dis que c’est peut-être un atout.

Femmes du Numérique : Avez-vous eu des doutes, des hésitations, ou rencontré des difficultés dans votre création d’entreprise ?

CC : Enormément ! Ca fait partie de l’aventure, mais il faut s’accrocher et croire à son idée. Je pense que le plus perturbant, ce sont les personnes qui font des critiques non constructives sur une idée ou un projet, il ne faut pas que ces personnes stoppent l’élan entrepreneurial.

Femmes du Numérique : Présentez-nous votre projet. Comment cette idée est-elle née ? A quel besoin répondez-vous ?

CC : Coworkgames, est un comité d’entreprise nouvelle génération dédié aux indépendants.

La plateforme 100 % en ligne, permet d’accéder à des avantages sur des produits ou services concernant l’activité professionnelle, comme des services d’emailing ou encore des formations web, et des produits ou services loisirs avec des places de cinéma à prix réduits …etc

Nous proposons également ce service aux TPE/PME. L’entreprise peut disposer d’un vrai comité d’entreprise complet en 3 clics. Chaque salarié accède à la plateforme dédiée via un code de connexion et les produits commandés sont envoyés à la société.

L’idée est venue de notre propre expérience. Nous sommes deux freelances, ayant fait des stages dans de grandes entreprises. Et lorsque nous avons choisi la liberté d’être autos-entrepreneurs, nous avons perdus les fameux avantages CE. La question que nous nous sommes posées c’est : « pourquoi ? » puis : « comment y remédier ? » Finalement, lorsque l’on est autoentrepreneur, on entre dans la grande communauté des indépendants, une communauté que nous avons choisi de représenter auprès de nombreux partenaires pour négocier des tarifs avantageux.

Une fois la plateforme créée, nous avons simplement décliné le modèle pour des entreprises qui souhaitaient un outil simple à mettre à la disposition de leurs salariés.

Femmes du Numérique : Et vous, personnellement, comment êtes-vous parvenue à concilier vie professionnelle et vie personnelle/familiale ?

CC : J’ai 25 ans, je ne suis pas mariée et je n’ai pas d’enfant, je suppose que c’est donc plus facile pour moi pour le moment de concentrer ma vie sur le professionnel. Mais être entrepreneur laisse pas mal de flexibilité pour concilier les deux vies.

Femmes du Numérique : Quel conseil donneriez-vous à une jeune femme qui hésite à travailler ou à créer son entreprise dans le secteur du numérique ?

CC : C’est indéniablement la meilleure chose que j’ai osé faire de ma jeune vie ! J’ai rencontré des gens auxquels je n’aurais jamais eu « accès » si j’ose dire. J’ai discuté, aidé, contribué, formé, conseillé et bien plus encore, autant d’expérience qui rendent plus riche.

Si on croit en son idée, il faut foncer et ne pas avoir peur d’échouer, l’échec ce n’est pas si grave finalement !

 

Biographie

J’ai 25 ans, je suis webdesigneuse, développeuse et formatrice freelance. J’ai appris le développement web en autodidacte pour payer mes études dans un premier temps puis dans un second temps j’en ai fait mon métier. Je suis aujourd’hui CTO de Coworkgames, ma seconde startup web qui n’a pas encore un an !

twitter: @cecile_chelim

Thématiques associés

A lire également sur notre site

Signature de la charte d’engagement pour la #mixité

Syntec Numérique a signé le protocole d’accord pour la mixité, l’emploi des femmes et la formation dans la filière du numérique

Le numérique, des études pour les femmes

Lors de la quatrième édition du trophée excellencia récompensant 8 lauréates, Gender Scan et Syntec Numérique ont dévoilé une enquête menée auprès de 547 répondants étudiants répondants.

Syntec Numérique lance ses Petits-déjeuners IA

Parce qu'il est capital que chacun puisse prendre toute la mesure des opportunités qu'offre l'IA, Syntec numérique vous convie à échanger une fois par mois sur les défis de ces technologies et les pistes pour les relever.

Taxe sur les services numériques : une approche imparfaite et nécessairement transitoire selon Syntec Numérique

12.07.2019

Après l’Assemblée nationale le 4 juillet dernier, le Sénat a adopté aujourd’hui définitivement le projet de loi portant création d’une taxe sur les services numériques et modification de la trajectoire de baisse de l’impôt sur les sociétés. Un dispositif imparfait, selon Syntec Numérique, qui ne doit être envisagé que de manière transitoire pour ne pas pénaliser l’écosystème national.