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14 mai 2013

Ip-label, une entreprise résolument tournée vers l'international

En décembre 2012, le numérique est devenu une des 4 filières prioritaires à l’export, dans le cadre du Pacte de Croissance, Compétitivité et Emploi. La conquête de marchés internationaux est en effet essentiel au développement de nos entreprises, la France n’étant pas toujours un marché suffisant. Si les PME françaises disposent de nombreux dispositifs pour les aider dans cette politique, il conviendrait de les simplifier et rendre les implantations plus opérationnelles.

Eric Varszegi

L’international, une obligation pour une entreprise évoluant dans un secteur de niche

Depuis plus de 15 ans, le cœur de métier d’ip-label est la mesure de la qualité de l’expérience utilisateur (QoE) de bout en bout. Ip-label propose des solutions logicielles mais aussi des prestations d’audit et de conseil, avec une approche universelle des environnements applicatifs (web, métier, vocales et vidéo).

A rebours de l’approche traditionnelle consistant à mesurer les paramètres techniques de chacun des composants, IP Label prône la qualité d’expérience utilisateur:

  • Pour contrôler la disponibilité et la fiabilité des parcours clients critiques, étape par étape;
  • Pour apprécier les performances de l’application, telles qu’elles sont perçues par le client : temps de réponse pour une application web ou métier, temps de chargement pour une vidéo, qualité acoustique pour la téléphonie, etc.

Cette approche, qui privilégie la vision transversale telle que la perçoit l’utilisateur, est complémentaire à l’approche technique basée sur la QoS. Il est ainsi possible de rapprocher des indicateurs de qualité de service “utilisateur” aux indicateurs techniques. Une telle corrélation peut s’effectuer sur les frameworks de réseaux, sur les solutions de datawarehouse de qualité de service, ce qui garantit une intégration et une cohérence maximum au niveau de la mesure et de la surveillance du service.

Evoluant sur un secteur de niche, la France n’est pas un marché suffisant pour le développement d’ip-label. L’international est donc toujours apparu comme une évidence et une priorité dans sa stratégie de croissance. L’entreprise réalise désormais un tiers de son chiffre d’affaires (11,5 M€) à l’export et emploie 24 salariés à l’international sur un effectif de 84 personnes. Ip-label a par ailleurs été le grand gagnant des « Trophées de l’international des leaders du numérique » récompensant les PME Innovantes au vrai potentiel international.

De la proximité européenne au grand large asiatique

Cependant, les pays suffisamment matures sur le thème de la qualité et du digital sont rares, et face à la puissance de la concurrence en provenance des Etats-Unis, il convenait d’asseoir tout d’abord son business en Europe et d’éviter la confrontation frontale en Amérique du Nord.

Dès 2004, ip-label s’attaque à l’international en commençant par la Belgique, qui avait l’avantage de l’accessibilité et d’une certaine proximité culturelle. L’ouverture d’une antenne commerciale à Bruxelles en 2005 conforte ce choix. Des antennes commerciales s’ouvrent ensuite successivement à Madrid et Amsterdam en 2006. L’année 2007 fut marquée par le choix du grand large, avec l’ouverture de deux filiales en Asie (Hong-Kong et Shanghai) dirigées par Christophe Depeux, l’actuel managing director de l’entreprise.

Au-delà de ces implantations (Croissance organique), M. Varszegi insiste sur l’importance de la croissance externe dans son succès à l’international. En effet, par des rachats successifs d’entreprises (Auditec en 2008  lui permettant d‘accéder à un réseau de distribution dans 10 pays dont les Etats-Unis et SiteScanner en 2011 présente en Suède et en Finlande), ip-label a notamment pu renforcer sa position de leader en Europe.

Cette politique de développement s’est poursuivie en 2012 avec l’ouverture d’une nouvelle filiale en Norvège, d’un bureau commercial à Pékin et l’installation de deux jeunes commerciaux chez  des partenaires en Allemagne.

Désormais présente directement dans 8 pays ou indirectement dans 15 autres, ip-label dispose ainsi  d’une réelle dimension internationale et souhaite s’attaquer à de nouvelles cibles : les pays du Golfe et l’Amérique du Sud avec une prochaine implantation au Chili.

Le parcours classique d’une PME à l’international dans le maquis des  structures et des dispositifs dédiés à l’export

Pour réaliser ce développement, ip-label a bénéficié de nombreuses aides directes et indirectes :

  • Assurance prospection Coface ( Benelux  puis Espagne , puis Chine et enfin Allemagne
  • Le crédit impôt export pour la Belgique
  • De missions réalisées par Ubifrance, notamment en Chine
  • De solutions d’hébergement temporaire (Centres d’affaires) par la chambre de commerce et d’industrie française en Chine, à Amsterdam et aujourd’hui à Oslo en Norvège.
  • Du programme Pm’Up de la Région Ile de France (90k€), essentiellement tourné vers la stratégie à l’international de l’entreprise
  • (…)

M. Varszegi salue tout particulièrement l’existence du dispositif des Volontaires Internationales en Entreprise (VIE), qui  permet aux entreprises françaises de confier à un jeune jusqu’à 28 ans, une mission professionnelle à l’étranger durant une période modulable de 6 à 24 mois, et ce, pour un faible coût. IP label a recruté depuis sa création 10 VIE, dont 5 ont été embauchés à l’issue du contrat, et 2 actuellement en poste.

Pour un meilleur accompagnement à l’international : Simplifier et rendre opérationnelle l’implantation des PME

Si M. Varszegi se réjouit d’avoir pu bénéficier de ces nombreux dispositifs, il s’interroge toutefois sur la multiplicité des structures et des aides pour l’internationalisation des entreprises.  Une simplification s’impose. M. Varszegi soutient ainsi l’idée de créer un guichet unique dédié à l’export, qui permettrait d’éviter les doublons, de mutualiser les ressources, et de faire gagner un temps précieux aux PME.

De plus ip-label regrette l’absence ou la faiblesse des subventions directes.  Elle prône ainsi la rénovation du Crédit Impôt à l’export (Actuellement pour une seule destination et plafonné à 40 k€), et la mise en place de prêts à taux O, avec des avantages supplémentaires pour les entreprises méritantes, s’engageant sur le long terme et rencontrant le succès.

Enfin, M. Varszegi constate la faiblesse des dispositifs existants dans l’aide à l’implantation concrète, opérationnelle et sur le long terme des PME du numérique. Ainsi, la création d’un réseau d’incubateurs français à l’étranger, des « French Digital Houses », permettrait de faciliter l’export des PME du numérique sur la durée.

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