Télétravail et green it

Le télétravail au service du développement durable

L’Accord National Interprofessionnel (ANI) 2005 étendu en 2006 définit le télétravail comme « une forme d’organisation et/ou de réalisation du travail, utilisant les technologies de l’information dans le cadre d’un contrat de travail et dans laquelle un travail, qui aurait également pu être réalisé dans les locaux de l’employeur, est effectué hors de ces locaux de façon régulière».

Le télétravail concerne aussi bien les salariés qui exercent un métier sédentaire que ceux exerçant un métier nomade. Contrairement à certaines idées reçues, le télétravail permet aujourd’hui de concilier les intérêts des entreprises, des administrations et des salariés et de les inscrire dans une démarche de développement durable.

Si, hier, le télétravail « privait » le salarié de lien social et d’instants de convivialité autour de la machine à café, aujourd’hui de nouvelles formes d’organisations telles que, par exemple, les télécentres, permettent de limiter cet inconvénient.

Un homme travaillant de chez lui sur son ordinateur

Le télétravail renvoie dès lors à une approche novatrice de l’organisation du travail et conjugue des avantages majeurs tels que gains de temps, réduction de coûts, meilleur équilibre entre vie personnelle et vie professionnelle, intégration facilitée des personnes handicapées, plus grande flexibilité dans l’organisation,...

Il participe ainsi à l’avènement de l’« entreprise mobile Green », où l’on peut travailler efficacement en dehors des lieux de travail traditionnels grâce à des solutions mobiles éco-efficaces.

La série « Livre Vert » de Syntec informatique a pour ambition de démontrer concrètement que les Technologies de l’Information et de la Communication (TIC), et plus généralement les technologies numériques, constituent à la fois un instrument de performance pour l’entreprise et un levier du développement durable.

Tout au long de la série, le Green IT est entendu au sens élargi, et fait référence à une démarche engageant la responsabilité de l’entreprise à la fois d’un point de vue environnemental, économique et social.

Ce deuxième volume thématique de Syntec informatique « Télétravail au service du Développement Durable » met en évidence les bénéfices et potentiels portés par les nouvelles formes d’organisation du travail rendues possibles par les TIC.

Compte tenu de la forte corrélation entre l’ensemble des thématiques du Green IT, les sujets faisant l’objet des volumes précédents ou d’un prochain volume du Livre Vert seront simplement évoqués.

touches d'ordinateur avec le logo développement durable

TIC, alliées contestées ou avérées du développement durable ?

La réputation des TIC n’est plus à faire. Elles s’illustrent comme un formidable levier de croissance des économies, de performance pour l’entreprise et de progrès pour la société. Elles sont aussi la source d’une aggravation du dérèglement climatique.

Le rapport « TIC et développement durable » publié à la demande du gouvernement français en décembre 2008 estime en effet à 58,5 TWh la consommation électrique annuelle des TIC, soit 13,5 % de la consommation électrique française.

Pourtant, les TIC représentent aussi et surtout un moyen essentiel d’accompagner les entreprises et la société vers un monde plus durable. Elles favorisent une utilisation plus raisonnée des ressources naturelles et facilitent la mesure et le suivi des impacts environnementaux.

A condition de ne pas laisser s’installer une fracture numérique entre ceux qui ont accès aux technologies et ceux qui en sont privés, les TIC ont aussi des impacts sociaux et sociétaux positifs.

Elles apportent de nouveaux moyens et espaces d’échange qui donnent accès à une société plus transparente, accessible, collaborative et réactive. En modifiant les notions de temps et d’espace, les TIC bousculent profondément les repères classiques de l’entreprise et de la société. Les entreprises et administrations devront tenir compte de l’augmentation durable du coût de l’énergie et des ressources naturelles, des exigences réglementaires ou encore de la mise en œuvre de la fiscalité écologique.

Par là même, elles participeront à l’effort global de réduction du dérèglement climatique. Aussi, le Green IT repré- sente-t-il pour celles-ci à la fois une responsabilité et une opportunité : la responsabilité de réduire leur empreinte écologique grâce à un usage adapté des TIC, mais aussi l’opportunité d’améliorer leurs performances économiques, environnementales et sociétales.

Objet du volume sur le télétravail

  • Quelles synergies entre Green IT et télétravail permettent de réduire l’empreinte carbone de nos activités professionnelles ?
  • Comment développer ces synergies grâce à de nouveaux environnements et de nouvelles pratiques de travail plus efficaces sur les plans économique et énergétique ?
  • Comment assurer ce développement sans s’enfermer dans des formulations rigides et sujettes à controverses ?
  • Comment tirer partie des environnements de travail collaboratif et les technologies mobiles émergentes ?

Réunissant informations, témoignages et analyses, ce nouveau volume du Livre Vert s’attache à répondre à ces questions et apporter un éclairage, aux acteurs privés et publics, quant à la mise en œuvre d’une organisation du travail conciliant aspects environnementaux, économiques et sociétaux.

Un homme travaillant sur un ordinateur

Par conséquent, et en finalité, ce volume cherche à démontrer comment le télétravail permet d’inscrire le travail du XXIe siècle dans la dynamique de toutes les dimensions du développement durable.

Hormis, les deux réunions physiques de lancement et de clôture, ce nouveau volume de la série « Livre Vert » a été réalisé en télétravail et avec l’aide des technologies numériques illustrées dans cet ouvrage. Ceci a permis une économie de l’ordre de 3 tonnes de CO2 avec les avantages évoqués tels que confort, gain de temps et disponibilité des meilleurs experts…