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10 sep 2013

ACIAL, ou la promotion d’un métier méconnu « Testeur »

Au sein de Syntec Numérique, la diversité des métiers, parfois méconnus, est une réalité et une grande richesse. En faire la promotion est une de nos ambitions. L'exemple d'Acial est à cet égard révélateur des succés, mais également des difficultés rencontrées par ces acteurs, souvent pionniers, pour constituer des filières de formation et de recrutement pour répondre à leurs besoins spécifiques.

Plusieurs personnes travaillant autour d'une table

Créée en 1998, ACIAL est une société de conseil et de services spécialisées dans le test logiciel. Sa vocation est d’aider les entreprises à intégrer la dimension « Qualification » sur l’ensemble du cycle de vie du Système d’Information et à optimiser en continu son processus de fabrication (Audit des dispositifs, mise en place d’outils d’assurance qualité et gestion des incidents, conduite de projets de qualification). L’entreprise emploie actuellement 140 personnes, dont 120 consultants, et son dernier chiffre d’affaires est supérieur à 10 M€.

Un métier longtemps dévalorisé

Pionniers en ce domaine, MM. Mavrocordatos et de Rauglaudre, fondateurs de l’entreprise, ont investi ce champ de compétences, en étudiant l’évolution de ce secteur dans certains pays étrangers. La France était alors en retard dans ce domaine et développer cette compétence sur le marché hexagonal représentait une véritable opportunité. Le métier de « testeur » était à l’époque mal considéré, les compétences requises mal identifiées, face à l’image plus valorisante du « développeur ».

Ils se sont alors efforcés de valoriser ce nouveau métier, notamment auprès des jeunes diplômés, qui ne le connaissent pas ou mal à la sortie de leurs études. Acial a également investi le champ de la formation.

Depuis lors, la perception de ce métier a  évolué. Le « testeur » est devenu un maillon important et essentiel dans une équipe en mode « projet », pour détecter d’éventuels problèmes de développement de la solution, voire, plus rarement, de conception.

De trop rares formations, une implication constante

Pour faire connaître ce métier, M. de Rauglaudre intervient régulièrement auprès des écoles et des universités (Paris VII – Denis Diderot …). Il salue l’existence de bonnes, mais trop rares, formations initiales, telles que celle prodiguée en master II « Qualité et sureté de fonctionnement », par l’ISTIA (Institut des Sciences et Techniques de l'Ingénieur d'Angers) et l’université Denis Diderot (Master 2, PISE) ou celles plus courtes (2/3 mois) du FITEC (Formation Informatique et Technique).

Face à une demande croissante, Acial a du s’impliquer davantage encore dans la formation, et a créé en son sein un programme dédié, certifié par l’ISTQB/CFTL (International Software Testing Qualification Board/ Comité Français des Tests Logiciels), permettant d’acquérir de solides bases techniques et méthodologiques et préparant à la certification CFTL niveau Fondation.

Un rôle essentiel, des aptitudes particulières

Au-delà de la formation, le recrutement s’avère également difficile, compte tenu des compétences demandées et du profil de candidats recherché. En effet, ce métier impose d’avoir une approche globale et de prendre en compte plusieurs dimensions telles que la compréhension des règles métiers, la contrainte budget/délais et la gestion des risques. Ainsi, au-delà des compétences outils, la méthodologie est essentielle, et gage de succès.

De plus, située au carrefour de différentes disciplines, la qualification d ‘un système d’information est une activité complexe, dans laquelle il est indispensable de dialoguer en permanence avec tous les acteurs du projet, avec les utilisateurs et concepteurs, mais aussi les équipes de production et de déploiement.

Ainsi, Acial s’attache à recruter des nouveaux collaborateurs, curieux, à la logique aiguisée, mais également avec  de réelles qualités relationnelles, linguistiques et rédactionnelles.

Pour conclure, M. de Rauglaudre insiste sur le fait que cette activité est d’une part peu impactée par l’off-shore, et représente d’autre part un tremplin vers la conduite de projets, l’assistance à maîtrise d’ouvrage ou le conseil : il reste promis donc à une bel avenir !

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